i.e. Performance

Une performance artistique/// Représentation sur scène qui n’a pas pour vocation d’être reproduite ni d’être réinterprétéé. Bien au contraire une performance est par essence même : un moment unique, dont on ne sera plus jamais spectateur.
///j’aime à penser que les artistes musiciens n’échappent pas à cette règle! Quelques soient leur niveau de professionnalisation, who cares???

P.O.W.A. image

M.I.A you got me hooked! 

Cette nana sri lankaise tamoule de 38 ans née en Angleterre est juste une figure exemplaire du non-compromis et du potentiel artistique en constante expansion! Propos, esthétisme visuel, chorégraphie illustrant le génome d’un ADN humain, le mur orange de trump et la flamme de la révolte… — Quelle classe de parodier l’annonce de Beyoncé! BREF #jeminclineencoreunefois #art #lartisteestleleaderdedemain#entrerdanslaperformance

Quant tu es coach et que tu visualises un artiste dans son plein potentiel artistique et d’incarnation artistique qu’il soit amateur, en devenir ou déjà pro, c’est être un peu perfectionniste ok 🙂 mais surtout c’est le guider vers sa puissance artistique/// comme un dépassement de soi. Rien ne compte plus que d’être vu, entendu et peut-être compris dans cette réalité défiée. 

Son ton impétueux et sa beauté déroutent. Avant-Gardiste, elle considère la musique à partir de sons organiques, les saccade, les complexifie jusqu’à l’effet d’une transe. Les images de ses clips battent aussi le rythme. M.I.A. by M.I.A.!

P.O.W.A. PEOPLE

Pluie d’étoiles filantes — Manager, coaching & investissements MKG

Le défi que j’ai lancé dans mon dernier article m’a remémoré de nombreux échanges avec mes clients et les managers d’artistes. Il y avait ce manager nouveau dans le métier, et qui était très sympathique. En tant qu’attachée de presse, j’avais le vent en poupe à ce moment-là. Travailleuse, sérieuse, présente, impliquée, efficace & productive, pas chère car pas de charges fixes. 😉
L’éditeur de l’artiste qu’il représentait à ce moment nous avait introduit l’un l’autre. La carrière de l’artiste piétinait malgré un éclairage prometteur pour son 1er album parrainé par Renaud. L’EP qui a suivi n’eu pas atteint les objectifs escomptés. Pas de signature en label. La sortie du 2ème album était vécue avec une légère tension, surtout que les dates ne tombaient pas.

Heureusement, l’opportunité promotionnelle à saisir redonnait de la niaque! Celle d’ouvrir pour Renan Luce, sur notamment sa tournée des Zénith. *°oO

L’éditeur m’avait contacté en appel d’offre. La consigne était simple, couvrir la sortir de l’album à travers cette tournée promotionnelle de presque 40 dates*, qui n’en est pas une au final, mais qui avait le mérite de placer l’artiste en face d’un public de 1er choix.

Quand on te propose une mission, tu as confiance en ton client. Tu sais pourquoi il t’appelle. Il partage ses objectifs média, des objectifs utopiques ou réels. Mon client potentiel c’est l’éditeur** et non le manager dont je vous parle depuis le début. Nous étions en phase lui et moi. Nous parlions budget RP et bien sûr enveloppe Marketing.

Cela faisait déjà 10 jours que nous discutions. La mission était un peu périlleuse car le BUT de cette mission était de faire cacheter l’image de l’artiste comme DECOUVERTE reconnue par les média!*** Par chance, l’artiste se produisait au Café de la danse. J’avais demandé de le voir sur scène avant de donner ma réponse…
En fait, les titres étaient pas mal. Je n’étais pas fan particulièrement de l’univers artistique mais oui il y a indéniablement un public. Aussi, j’étais curieuse de me frotter à cette chanson française.
Ma rencontre avec l’artiste s’est faite de manière assez naturelle, en compagnie de son manager. Je l’ai trouvé simple, accessible, séducteur. Il misait beaucoup sur son joli minois. Pour autant, j’attendais avec impatience de découvrir sa part artistique et son incarnation scénique.

Je ne sais pas si mes confrères et mes consœurs RP se sentent sensibilisés et investis dans l’appréhension du développement de carrière des artistes qu’ils promotionnent. Personnellement, je suis entière. Difficilement de faire sans. Aussi, dans le cas de cet artiste, je n’arrêtais pas de me questionner sur les raisons réelles des difficultés que l’éditeur et le manager rencontraient.
La réponse m’est venue de manière évidente en le voyant sur scène.

L’artiste a beau être très bien entouré et professionnalisé, jouir d’une enveloppe marketing importante, si son image est non incarnée (charisme), ou du moins en phase avec audace de devenir la découverte qu’il souhaite être, comment la magie peut-elle prendre? Il ne suffit pas d’être mignonnet et de faire de la chansonnette.
En bref, il n’était pas assez inspirant.

Les enjeux de cette tournée, surtout au début de sa carrière étaient tels qu’un accompagnement scène intensif avant la tournée me semblait très recommandés. J’ai fait part de mon ressenti au manager le lendemain. Son retour a été sans équivoque: « Non, je préfère assurer une enveloppe conséquente en achat d’espace Media qui me semble plus efficace — plutôt que de payer un coaching scène. »

J’ai refusé la mission.

Une consœur s’est lancée. Les retours ont été très efficaces en local. Le but ultime n’a pas été atteint en dépit des investissements marketing. La carrière de l’artiste en est restée au même stade à ce jour.

Un artiste incarné est une fabuleuse source d’inspiration pour son public.

La relation Manager-Producer-Artiste & Coach est un lien à nourrir et une chance, lorsque l’artiste n’est pas encore prêt à être une Découverte Média. J’en fait le vœu en cette nuit d’étoiles filantes.

* si ma mémoire est bonne

** merci cher éditeur

*** en effet, seuls les média (et le public) n’ont le pouvoir d’apposer cette mention sur un artiste

Défi — l’évolution de la relation Artiste-Label

Les langues se délient parmi les pros. Bien qu’à Paris le discours reste encore très consensuel entre pros, ou dans les maisons de « disques » actuellement en plein mercato, à Londres, Kobalt Music cherche à se faire entendre.

“The old model is on the way out. I’m building the new music industry structure.”
 
Willard Ahdritz directeur du label Kobalt Music autoproclame son business model – statuant que tous les compositeurs et artistes devraient rester propriétaires de leurs propres copyrights – comme le futur de l’industrie de la musique.
J’avoue que le mini-documentaire « The music industry and the digital revolution » produit par The Economist a vraiment attiré mon attention et j’espère qu’un maximum d’entre vous le visionneront.
Il ouvre le débat sur:
1/ le futur des métiers de l’industrie de la musique,
2/ l’élargissement incroyable des possibilités de connecter avec un public potentiel et de monnayer sa musique en direct, grâce à la révolution Internet,
3/ le profil de l’artiste(actif)(entrepreneur) et bien sur, l’évolution de la relation Label-Artiste au regard du deal traditionnel – ie. recevoir des avances en échange d’une partie de ses royalties sur un temps donné,
4/ et donc, l’état d’esprit des pros
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L’industrie musicale se mue lentement depuis que Radiohead a permis à ses fans de payer directement au groupe, en prix libre l’acquisition digitale de son album In Rainbows en 2007. Attendons-nous de plus en plus à de nouvelles disruptions numériques. Les entreprises I-Tech cutlurelles telles que Kobalt proposent un itinéraire alternatif pour que les artistes musiciens puissent trouver leur public et gérer leur argent — sans avoir à compter sur un contrat d’enregistrement e tutti quanti. Kobalt Music annonce clairement récrire les règles grâce à sa plateforme de répartition transparente. Argument de taille: les artistes signés gardent non seulement 100% de leur copyrights, mais aussi sont libres de suivre à tout moment leur répartition et leurs données: qui achète? où? quand? à quelle fréquence? combien & quel(s) titre(s)?.
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La transparence est un argument de taille face à la révolution internet et l’opacité parfois contractuelle des labels puis des institutions de répartition. A travers le témoignage de Moby, Radiohead par exemple, voire même de jeunes artistes, le doc suggère que la synergie ARTISTE, MUSIQUE et PUBLIC se suffit à elle-même pour créer les nouveaux fondements du modèle économique d’un artiste.
Artiste, Musique et Public.
Ce mini-document met en avant ces 3 constantes élémentaires, qui ramènent – à sa demande – l’artiste au coeur de son nouveau business model. 
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Du coup de nombreuses questions se posent.
  • Les maisons de musique ont plus que jamais besoin de signer la relève de leur back catalogue. Pour autant, les futurs talents ont-il besoin de signer dans un label producteur ou d’une maison de musique?
  • Si oui, à quel moment?
  • Si non, les labels devront-ils s’asseoir sur un pourcentage peut-être plus réalistes de leur gains en royalties?
  • Une date de sortie officielle est-elle si significative lorsque l’artiste est de faible de notoriété voire de notoriété inconnue?
  • Quelles sont les nouvelles stratégies de développement d’artistes? Comment ont-elles évolué depuis 2012?
  • Négocier la plus grosse enveloppe marketing deviendrait-il un non-sens lorsque l’artiste est en phase de sensibilisation?
  • Pourquoi la carrière de temps d’artistes piétine-t-elle en dépit de temps d’investissements marketing?

Il m’apparaît de plus en plus évident qu’un nouveau système de monétisation passera par l’évolution de la relation artistes-labels, et des 1001 possibilités qui s’ouvrent aux artistes de créer – en collaboration ou non avec leur label ou management – un système de monétisation qui repose sur leur capacité à incarner véritablement qui ils sont, et à partir de celle-ci, à en conclure exactement leurs choix promo-marketing.

Qui est prêt à relever le défi? 🙂

Bien à vous tous///

#Transparence #Systèmederécompense #Lartisteestleleaderdedemain #bereal

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